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Articles avec #bibliographie tag

David Ricardo (1772-1823)

27 Juillet 2017 , Rédigé par jean Publié dans #Bibliographie

Economiste libéral britannique, David Ricardo (1772-1823), contemporain de Thomas Robert Malthus (1766-1834), dans une moindre mesure d’Adam Smith (1723-1790) et de la révolution industrielle anglaise, fut aussi agent de change, spéculateur à ses heures, député. En sa qualité d’économiste, dans le domaine du commerce international, il est plus particulièrement l’auteur de la théorie de l’avantage absolu, énoncée dans Des principes de l’économie politique et de l’impôt, publié en 1817.

Cette théorie est exposée dans cet extrait de l'ouvrage :

« La masse de vin que le Portugal doit donner en échange pour le drap anglais n’est pas déterminée par la quantité respective de travail que la production de chacun de ces deux articles a coûté ; - ce qui arriverait s'ils étaient tous deux fabriqués en Angleterre ou en Portugal.

L’Angleterre peut se trouver dans des circonstances telles qu’il lui faille, pour fabriquer le drap, le travail de cent hommes par an, tandis que, si elle voulait faire du vin, il lui faudrait peut-être le travail de cent vingt hommes par an : il serait donc de l’intérêt de l’Angleterre d‘importer du vin, et d’exporter en échange du drap.

En Portugal, la fabrication du vin pourrait ne demander que le travail de quatre-vingts hommes pendant une année, tandis que la fabrication du drap exigerait le travail de quatre-vingt-dix hommes. Le Portugal gagnerait donc à exporter du vin en échange pour du drap. Cet échange pourrait même avoir lieu dans le cas où on fabriquerait en Portugal l’article importé à moins de frais qu’en Angleterre. Quoique le Portugal pût faire son drap en n’employant que quatre-vingt-dix hommes, il préférerait le tirer d‘un autre pays où il faudrait cent ouvriers pour le fabriquer, parce qu’il trouverait plus de profit à employer son capital à la production du vin, en échange duquel il obtiendrait de l’Angleterre une quantité de drap plus forte que celle qu’il pourrait produire en détournant une portion de son capital employé à la culture des vignes, et en l’employant à la fabrication des draps ».

Partisan du libre-échange, il fut également un ardent opposant aux corn laws, des taxes appliquées aux importations de blé, dont l’objectif était de protéger la production nationale, les revenus des propriétaires fonciers, très représentés au Parlement, et de maintenir les prix à un niveau relativement élevé, au détriment des pauvres et des industriels contraints d’augmenter les salaires de leurs employés. Et leurs prix de vente. Des propriétaires fonciers et producteurs aux consommateurs, en passant par les industriels, les salariés, le gouvernement et le Parlement, l’affaire eut de grands retentissements qui ne sont pas sans rappeler d’autres cas semblables et proches, se présentant sous la forme de mesures protectionnistes à l’importation.

La rente est l’un des autres sujets majeurs de cet ouvrage écrit à une époque où l’agriculture et le monde rural sont prédominants.

Une rente qu’il décrit comme suit : « Il faut se rappeler que la rente, ou les profits des fonds de terre, est la différence qui existe entre les produits obtenus par des quantités égales de travail et de capital employées sur des terrains de qualité différente ou semblable ». Cette rente profite aux propriétaires bénéficiant de terres mieux exposées, plus rentables, plus productives, qui sont les premières exploitées, avant, en tout cas, toutes les autres qui rapportent moins. D’où l’existence, selon Ricardo, de cette rente, nous amenant à une autre loi : la loi des rendements décroissants.

A l’instar de l’ouvrage d’Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations et de l’Essai sur le principe de population, publiés en 1776 et 1798, tout ce qui est écrit dans Des principes de l’économie politique et de l’impôt, décrit ce qui suscite encore de nos jours bien des débats, comme par exemple l'intervention de l'Etat, le protectionnisme, la mondialisation, le niveau des salaires, les rentes de situation. Ce qui en fait l’un des ouvrages incontournables en économie.

Source : Les grands économistes, Robert L. Heilbroner, Editions Le Seuil, 1971

Les Économistes classiques : D'Adam Smith à Ricardo, de Stuart Mill à Karl Marx, de Marie-Martine Salort, Editions Hatier, 1991

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8 leçons d'histoire économique, et sur l'argent public, entre autres sujets

28 Juin 2017 , Rédigé par jean Publié dans #Bibliographie

Les amateurs d’économie, d’histoire et les personnes qui souhaitent en savoir davantage sur les grands thèmes économiques : la croissance, l’emploi, l’impôt, la dette, ….pourront lire ce livre de Jean-Marc Daniel, un professeur d’économie, intéressant à divers titres : pour son contenu tout d’abord mais aussi pour son aspect pédagogique, qui n’est point rébarbatif, ni professoral (ce que le terme leçon pourrait laisser supposer), et pour la qualité de l’écriture et le style.

 

Les exemples et les références à des événements, des principes et à des auteurs  nécessaires à la compréhension de ces « leçons » y sont nombreux, ce qui ajoute à l’intérêt de cet ouvrage, l’un des plus aboutis, sur le sujet, à mon avis.

 

Editions Odile Jacob, poche, 2015

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Les décennies aveugles, Emploi et croissance (1970-2014)

26 Juin 2017 , Rédigé par jean Publié dans #Bibliographie

Le chômage et les raisons qui y ont contribué à savoir les décisions, les politiques menées, les erreurs de tous les gouvernements commis durant cette période, en France, selon l’auteur, Philippe Askenazy, économiste et directeur de recherche au CNRS, sont présentés, analysés et commentés dans ce livre documenté,détaillé et très dense.

Un livre pour s’informer et comprendre pourquoi et comment finalement tant d’efforts et de dépenses sont restés vains dans ce domaine.

Editions du Seuil, 2014

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Prospérité, puissance et pauvreté. Pourquoi certains pays réussissent mieux que d’autres

21 Juin 2017 , Rédigé par jean Publié dans #Bibliographie

La réponse apportée dans ce livre à cette question par les professeurs d'économie et de sciences politiques Daron Acemoglu et James A. Robinson est sans détour : c’est la présence ou l’absence de certaines institutions politiques et économiques et leur comportement qui assurent ou empêchent le progrès vers la prospérité, et non pas la culture, les conditions climatiques, l’ignorance des dirigeants politiques.

Inclusif ou extractif, cela change tout, expliquent-ils dans ce livre dense, argumenté, sur les plans historique, géographique, social, économique, structurel,....comportant de nombreux exemples sur le pourquoi et le comment, présentant les raisons et conséquences de la mise en œuvre de ces politiques favorisant ou non le progrès, les motivations des classes au pouvoir pour ne pas y parvenir, les moyens mis en œuvre à cet effet, etc.

Les auteurs répondent également à l’autre question qui est de savoir si c’est la politique ou l’économie qui mène le jeu et comment certains pays ont résolu ce qui apparaît à d’autres comme étant une difficulté majeure.

Editions Markus Haller, 2015

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